Menu supérieur



Association Médecins du Monde / Thématiques / L’accès aux soins des plus démunis en 2008



En savoir plus

I. Etat de santé et accès aux soins

La loi de lutte contre les exclusions de 1998 apporte un encadrement institutionnel, affirmant une mission nouvelle de l’hôpital : la lutte contre l’exclusion sociale. La loi prévoit la création de Permanences d’Accès aux Soins de Santé (Pass)

Lire ...

II. Accès à l’hôpital : peut mieux faire !

La loi de lutte contre les exclusions de 1998 apporte un encadrement institutionnel, affirmant une mission nouvelle de l’hôpital : la lutte contre l’exclusion sociale. La loi prévoit la création de Permanences d’Accès aux Soins de Santé (Pass)

Lire ...

III. Pour que la santé ne devienne pas un droit facultatif

A quelques jours de l’annonce de la prochaine loi « Hôpital, patients, santé et territoires » Médecins du Monde rappelle que la véritable amélioration de l’accès aux soins des plus démunis réside dans la création d’un seul système de couverture maladie pour toutes les personnes résidant en France et vivant en dessous du seuil de pauvreté : intégrer l’AME dans la CMU.

Lire ...

Rapport 2007 de l'observatoire de l'accès aux soins

Ce rapport 2007 de l’Observatoire de l’Accès aux Soins de la Mission France de Médecins du Monde démontre une fois de plus combien répression et promotion de la santé forment un couple impossible.

Renvoi des étrangers malades : la loi n'est plus appliquée

Reconduire à la frontière un étranger gravement malade, c’est le condamner à mort

Nos Missions

La mission France

la mission France de Médecins du Monde c'est 119 programmes dans 27 villes 21 centres d’accueil, de soins et d’orientation (Caso), 84 actions mobiles d’accès à la prévention et aux soins.

Presse

28/11/2008 Crise et pauvreté : quel impact sur l’acces aux soins des plus précaires?

28 novembre 2008 - Le collectif Alerte, regroupant 37 associations nationales de lutte contre la pauvreté, a organisé le 28 novembre 2008 une conférence de presse sur les risques de la crise économique pour les plus fragiles. Dans ce cadre, cinq des principaux centres de soins de Médecins du Monde (Strasbourg, Bordeaux, Paris, Marseille, Toulouse) font part de leurs premiers constats.


Thématique L’accès aux soins des plus démunis en 2008

Photo - Julien Pignon

17 octobre 2008 - Journée internationale du refus de la misère


L'ensemble de ce dossier est disponible en pdf


De vrais malades, pas des fraudeurs

Les personnes auxquelles s’adressent les 112 équipes de la Mission France de Médecins du Monde ont toutes un point commun : exclues du système de soins, oubliées des politiques de santé. Beaucoup ignorent si elles auront un toit au-dessus leur tête demain, si elles retrouveront leurs parents à la maison ou s’ils auront disparu dans un centre de rétention. Certaines doivent choisir entre le risque de l’arrestation et la souffrance du corps et de l’âme, malme-nés par la maladie, l’exil, les violences vécues au pays et la violence de la pauvreté ici.

Elles font parfois la une de la presse. Mais ce n’est, la plu-part du temps, que pour servir un discours politique contre la pauvreté ou l’immigration qui seraient des menaces à la sécurité et à l’intérêt national.

Paradoxalement, les mêmes sont pourtant l’objet de toutes les attentions législatives : en 2007, une accumulation de lois, décrets, circulaires les a frappés pour davantage com-plexifier et restreindre l’accès aux droits et aux soins.
Pourtant, on sait que lorsqu’une personne qui se bat pour sa survie est rejetée d’un dispositif (manque de pièces prouvant sa bonne foi, chicanes, contradictions, manque d’informa-tions intelligibles...), elle abandonne toute démarche.

Pour nos dirigeants, le problème n’est pas que 13,2 % de la population française vive sous le seuil de pauvreté, mais qu’il puisse y avoir une petite minorité de fraudeurs parmi eux qui feraient semblant de n’avoir pas de ressources pour obtenir, qui un RMI, qui une CMU. Peu importe que pour les millions de personnes concernées, tous les dispositifs deviennent au fil du temps de plus en plus inaccessibles. L’impression qui restera est celle voulue : « certes, il y a des pauvres mais vous savez, en fait, beaucoup font semblant ».

Rappelons qu’en 2 ans, 1 million de personnes sont pas-sées sous le seuil de pauvreté. On compte ainsi 7,9 millions d’individus qui vivent avec moins de 880 euros par mois, auxquels il faut ajouter les quelques centaines de milliers de personnes sans titre de séjour.

Le droit fondamental à la santé pour tous, et en particulier pour les plus démunis, semble inexorablement bafoué.

Notre responsabilité collective est de contribuer à ce que l’accès aux soins ne devienne pas un privilège.